lundi 24 mars 2014

Allô maman, bobos !

   En dépit du discours vibrant d’un premier ministre holographique dialoguant sans nul doute à l’aide d’un synthétiseur de voix bon marché ; discours appelant au front républicain et démocratique contre le FN, parti républicain et démocratique lui aussi, rien n’a permis d’enrayer cette chute mécanique – aujourd’hui de la « gauche » – qui semble se produire tous les cinq ou six ans après qu’une alternance fortuitement programmée fut passée par les sentiers droitement tracés de la politique française.
   Tout ceci ne peut que glacer le sang déjà frais des gens doués d’un minimum de bon sens ! Et pour deux raisons ! Tout d’abord, il est fort inquiétant de voir qu’après deux ans seulement d’acharnement à finir bon premier des derniers, le Parti Socialiste et leurs compères assumés que sont les écolos et le Front de Gauche font encore le bonheur d’un certain nombre de français ! Certains diront que les municipales sont le siège d’enjeux locaux mais soyons-en sûrs, malgré leur future dérouillée digne des plus belles soirées de la Fistinière lors des prochaines élections européennes, ces mêmes partis continuerons à recueillir les voix enrouées d’individus atomisés, tantôt puceaux du réel, tantôt « sodomisés » par l’irréel. Pour faire court, celles de profs, de bobos ainsi que celles d’inénarrables étudiants. Du plus pauvre au plus fortuné en passant par l’amateur de piste cyclable en goudron « éco-propre », chacun semble y trouver son bonheur ! Pour autant, ce serait oublier une seconde chose tout aussi inquiétante !
   Six ans plus tôt, c’était l’UMP qui subissait sa dérouillée. Six ans, c’est peu… Et tenez-vous bien : ce sera rebelote dans six ans ! Face à cette mécanique qui pourrait être prévisible des années durant par le premier enfant venu si l’avenir de la France ne s’était pas assombri si vite en si peu d’années, il est ô combien difficile de ne pas s’exaspérer devant un tel troupeau de bestiaux un peu bêtes par définition… On comprend mieux pourquoi le Parti Socialiste qui n’a plus rien de socialiste a choisi de conserver son nom au lieu de le changer pour le PLEBE (Parti Libéral des Enculés Bobos et des Etudiants) par exemple, créant par là même un bouleversement assurément irréversible dans l’esprit ronronnant de ces mêmes bébêtes habituées à leur foin-foin quotidien. Et pourtant, il y a mille choses à faire un jour d’élection ; mille choses de mieux que de glisser avec attention un bulletin PS ou UMP dans les enveloppes en papier recyclé gracieusement distribuées par le ministère de l'Intérieur ! Lire un livre intelligent, voir un bon film, boire un coup, draguer, dormir, rêver, admirer la beauté du monde, méditer sur la laideur humaine…
   Quoi de plus désolant qu’un homme seul dans l’isoloir quotidien de la médiocrité, satisfait de faire un choix objectivement mauvais, pour lui-même d’abord, pour sa famille, ses amis et son pays ensuite ?

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