mardi 6 mai 2014

Conversation...


Une conversation démarre à propos du « viol-spectacle » dans le métro de Lille…

« On voyant le comportement passif des spectateurs, je me dis que parfois, la France mérite ce qui lui arrive… Pourtant, entre l’untermensch et le surhomme, il y a de la marge !… Un peu de volonté de puissance, merde !
— Ouh là ! Tu me sors des concepts en allemands utilisés par les nazis de surcroit ! Tu serais pas un peu facho sur les bords ?
— Moi facho ? Et ta sœur ? Je suis français tête de nœud ! Mais c’est vrai que l’histoire du fascisme et celle de la France ont tellement fusionné autrefois que j’ai un besoin insatiable d’être facho… Non, plus sérieusement, si on met de côté l’influence du socialisme français sur le fascisme italien, je vois pas ce qui pourrait me rapprocher des « fachos » comme tu dis, en dehors du plaisir de t’emmerder. Et puis, pour revenir au malheureux spectacle de Lille, c’est pas parce que les régimes fascistes du vingtième siècle arboraient la quintessence de l’homme au travers de modèles masculins aux allures viriles et grecques qu’on doit tout faire pour s’en éloigner…
— En tout cas, comment tu peux qualifier les spectateurs de la scène de sous-hommes ? Tu les connais même pas !
— Ce que je vois, c’est qu’une bande de couilles plus que molles est restée de marbre devant la pauvre jeune femme. Elle est belle cette société qui promeut la convergence des sexes pour produire de plus en plus ce genre de spécimens ! Et c’est sans compter la gente féminine qui déconne de plus en plus… Quand je pense qu’on est en train de nous servir la théorie du genre pour fignoler le boulot ! Qu’on ne vienne pas me dire que toutes ces merdes idéologiques n’ont aucune conséquence ! La preuve…
— Je t’arrête de suite ! La théorie du genre, c’est la liberté de choisir et la liberté, c’est toujours mieux que la soumission et la servitude !
— Toi, à force d’être libre, t’as dû t’égarer… Tient, comme je suis sympa et miséricordieux, je vais t’apprendre un truc : la liberté ne peut exister sans contrainte. Que ça te plaise ou non, les hommes auront toujours une paire de couilles et les femmes une paire de seins et si t’es pas content, tu peux toujours t’indigner… C’est ce que recommandait papi Hessel dans son extrait exhaustif de vingt pages. Honnêtement, je ne doute pas une seconde de l’indignation des spectateurs dans le métro ! Je les vois bien adopter un regard mécontent voire dégouté les poings sur les hanches. En attendant, le spectacle est passé… Pourtant, c’était pas la peine d’être champion du monde de boxe poids lourd pour mettre hors d’état de nuire un poivrot pareil armé d’une bouteille de vinasse…
— Ouai mais la violence ne résout rien, c’est bien connu…
— Et mon cul sur la commode aussi ! Un bon coup de poing dans la gueule du déchet à moitié soul et l’affaire était réglée. Quand il s’agit de péter les vitrines d'honnêtes commerçants ou les vitres des arrêts de bus à la fin des manifs, là on sent de suite l’engouement de tes potes gauchistes mais quand il s’agit d’être responsable trois secondes en donnant une claque à un violeur alcoolisé, là, tout le monde se barre ! Parfois, j’envie le cow-boy texan ! On peut lui reprocher tout ce qu’on veut en commençant par sa culture qui dégouline le gras mais en voyant ça, il serait pas resté de marbre à compter les mouches : un trou entre les deux yeux avec son flingue et hop, finie la danse !
— Non mais j’hallucine ! Si tu crois en plus que la violence meurtrière peut résoudre quoique ce soit, tu te trompes juste un peu beaucoup !
— Primo, retourne à l’école avec ton « tu te trompes juste un peu beaucoup ». On t’a jamais appris qu’il fallait pas calquer le français sur l'anglais avec ton « juste » ? Secundo, si t’es français ducon, c’est parce que tes ancêtres se sont battus mortellement pour défendre ou conquérir ton… enfin notre territoire. Mais j’imagine que t’en n’a rien à cirer d’être français ?
— Oui tout à fait ! Etre français, c’est du vent. On est avant tout citoyen du monde !
— Ben voyons… Tu sais, le papou dans sa jungle, la première chose qu’il aurait envie de faire en te voyant fouler le sol de sa forêt cosmique, c’est de t’envoyer une fléchette dans le cul avec sa sarbacane ! Citoyen du monde… Encore un concept bidon tout droit sorti de l’abstraction gauchiste.
— En tout cas, tu parles, tu parles mais j’aimerais t’y voir moi !
— Peut-être mais en attendant, j’ai pas de viols en stocks par chez moi et encore moins de métro Maintenant, t’es pas obligé d’attendre des situations remplies de dingues pour rendre service. Commence par aider des femmes ou des vieux en portant leurs valises dans les escaliers de la gare et après on verra… Mais j’imagine que dans ton monde où règne l’égalité parfaite des sexes, les femmes n’ont qu’à se démerder à porter leurs valises de vingt kilo… »

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire